Section 4.1 – Le sens spatial
Pour la majorité des personnes, représenter une figure plane (une figure à deux dimensions) est assez simple. Même si certains sont plus doués en dessin que d'autres, tous sont capables de représenter une figure plane. Les choses se compliquent un peu lorsque vient le temps de représenter des solides (des formes à trois dimensions). Évidemment, représenter une forme 3D sur un médium 2D est une tâche complexe et des limitations se présentent souvent. Dans cette section, trois méthodes de représentation d'un solide sont présentées.

4.1.1 – La vue éclatée
Comme mentionné plus tôt, représenter une forme 3D sur une feuille 2D est difficile. Une solution à ce problème est de représenter chacun des côtés plats du solide en 2D et de laisser l'observateur construire une image mentale du solide.
L'avantage de cette méthode est la simplicité à représenter un solide, mais le désavantage — et il est majeur — est l'impossibilité de voir le solide en entier.

4.1.2 – La projection centrale
La projection centrale est une méthode de choix pour bien faire comprendre à un public comment est fait le solide présenté. Des méthodes présentées, elle semble la plus naturelle pour l'observateur. Les avantages sont donc une facilité à comprendre le modèle et un aspect visuellement agréable. Toutefois, bien dessiner un solide avec la projection centrale vient avec son désavantage : la difficulté à exécuter le dessin.
Il existe deux types de projections centrales : la projection centrale à un point de fuite et la projection centrale à deux points de fuite. Alors que la première est plus facile à dessiner, la deuxième représente mieux la réalité.
Voici les différences entre les deux types :
| Nom | Critères du dessin | Exemple |
|---|---|---|
| Projection centrale à un point de fuite | La face présentée sur le plan frontal a sa base parallèle à l'horizon, alors que ses arêtes perpendiculaires convergent vers un point de fuite à l'horizon. | ![]() ![]() |
| Projection centrale à deux points de fuite | Les arêtes associées à une dimension convergent vers un point de fuite à l'horizon, alors que les arêtes associées à l'autre dimension (perpendiculaires) convergent vers un point de fuite différent. | ![]() ![]() |
L'image du solide en deux points de fuite ci-dessus est donc une projection centrale à deux points de fuite.
Pour représenter un solide à l'aide de la projection centrale, on peut suivre la méthode présentée en vidéo.
Vidéo présentée en classe.
4.1.3 – La projection parallèle
Alors que la projection parallèle ressemble beaucoup aux projections centrales, la principale différence réside dans le fait que les arêtes associées aux mêmes dimensions ne se rejoignent pas à un point commun. En d'autres mots, les arêtes sont parfaitement parallèles les unes par rapport aux autres.
L'avantage principal de cette méthode est qu'elle est plus simple à exécuter (elle peut se faire sur des papiers prévus à cet effet), mais son désavantage principal est son aspect faux et son manque de profondeur.
Il existe deux types de projections parallèles, soit la perspective axonométrique et la perspective cavalière. Voici les principales différences entre ces deux perspectives :
| Nom | Critères du dessin | Exemple |
|---|---|---|
| Perspective axonométrique | Les angles formés par les trois axes du dessin sont variables et dépendent du dessinateur. | ![]() |
| Perspective cavalière | L'axe horizontal (x) et l'axe vertical (y) forment un angle droit (), alors que l'axe associé à la profondeur (z) est soit à ou par rapport à l'axe horizontal. | ![]() |
Pour représenter un solide à l'aide de la projection parallèle, on peut suivre la méthode présentée en vidéo.
Vidéo présentée en classe.
Les exercices liés à cette section se trouvent dans le manuel Vision Vol. 1 : p. 12 # 1 à 5, 7, 8, 11, 15, 16, 19 ainsi que les # 5, 6, 10, 12 sur les feuilles fournies.





